
Etre soi-même, c’est développer ce que l’on est. Deviens ce que tu es disait Aristote. C’est tout simple à première vue, mais cela veut dire être au contact de soi-même, oser être soi-même, avoir la liberté d’être soi-même. C’est le travail d’une vie, le chemin d’une vie que de détacher une à une ses illusions, les voiles de la perception, se réapproprier un à un ses besoins. Accepter la vie telle qu’elle est pour devenir intensément vibrant. Faire un pas après l’autre, faire face à ses peurs.



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5 juillet 2009 à 18:24
Le zèbre
Ce magnifique Lapin doit lui aussi se demander comment devenir qui il est avec ces deux grandes oreilles et ses yeux faits de reflets. On l’imagine plutôt sauter sur ces gros ballons que nous avions quand nous étions enfant.
La difficulté dans le voyage c’est de partir, de faire le premier pas. Après les pas s’enchaînent, la fatigue peu survenir mais c’est plus simple de se remettre en route.
Partir veut dire abandonner ce que l’on a pour autre chose de flou et mal défini, d’incertain de changeant. C’est accepter de lâcher la bille que l’on tient comme dit Christian Bobin « Trois mots donnent la fièvre. Trois mots vous clouent au lit : changer de vie. Cela c’est le but. Il est clair, simple. Le chemin qui mène au but, on ne le voit pas. La maladie c’est l’absence de chemin, l’incertitude des voies. On n’est pas devant une question, on est à l’intérieur. On est soi même la question. Une vie neuve c’est ce que l’on voudrait mais la volonté, faisant partie de l’ancienne, n’a aucune force. On est comme c’est enfants qui tendent une bille dans leur main gauche et ne lâche pas prise qu’en s’étant assurés d’une monnaie d’échange dans leur main droite : on voudrait bien d’une nouvelle vie mais sans perdre l’ancienne. Ne pas connaître l’instant du passage, l’heure de la main vide. » Partir est d’autant plus dur que l’on vient de errer sur une fausse route pendant des années. Partir est d’autant plus dur que l’on est fatigué.
Le premier saut est-il plus simple que le premier pas ?
5 juillet 2009 à 18:52
Moukmouk
Zèbre–) mais nous sommes en mouvement, le monde change continuellement et nous aussi, juste que c’est la première illusion c’est de se croire immobile.
Tanakia–) deviens ce que tu es, je me demande si ce n’est pas nécessaire de se débarrasser des grandes analyses et des profondes réflexions pour retourner à la base, ce qui nous entoure, et apprendre à gouter ce qu’il y a là, pour élargir après le cercle de nos perceptions.
5 juillet 2009 à 19:53
Saveur
Zèbre) Bigre bigre ! Oui c’est difficile de décider de changer de route, de cap sans avoir de carte. L’heure de la main vide c’est un très beau thème photo. Signe de paix universel. Je ne suis pas armée, je ne te veux aucun mal, je viens en amie.
Moukmouk) je te rejoins sur le fait que comme nous sommes des animaux sociaux, pour devenir ce qu’on est, on a besoin du contact des autres et du monde, mais pas seulement !
6 juillet 2009 à 21:46
Le zèbre
Saveur
Oui l’image de la main vide est un beau thème. Ça doit-être une main ouverte, une main tendu. C’est un geste que l’on observe souvent chez les jeunes enfants et petit à petit la main se referme sur la bille, sur ce que l’on construit et puis un jour il devient difficile de l’ouvrir, on ne sait plus, il faut réapprendre. J’y penserais pour une prochaine série de photos.
Moukmouk
d’expérience, le mouvement, l’agitation est souvent un moyen de ne pas avancer. Quoi de plus illusoire que le mouvement brownien ! Le monde bouge, nous bougeons avec lui mais avons nous avancé ? La bouteille à la mer bouge, elle peut sauver des vies mais ce n’est pas elle qui a le contrôle.
Tu as raison, pour avancer il faut être connecté au monde, à ses sensations mais cela ne suffit pas. Il faut les pénétrer, comprendre pourquoi telle sensation est agréable et telle autre non. C’est un va et vient permanent entre soi et le monde.
19 juillet 2009 à 11:51
Le zèbre
Moukmouk –) En lisant “victime des autres, bourreau de soi-même” ce matin, j’ai repensé à ce billet et à nos échanges.
Oui tu as raison, nous sommes le monde, nous sommes donc ce mouvement perpétuel.
Toutefois, soit nous sommes le jouet de ce mouvement et au mieux nous le subissons mais en avons souvent peur, soit nous en devenons un acteur conscient, participons à cette transformation globale et individuel et alors nous en retirons un bonheur profond.