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Cane Colvert, Paris, juin 2009
Trop tard pour les régimes, c’est l’été. Sortez vos maillots de bain, lissez vos belles plumes et plongez. Cela va swinguer dans les jardins, dans les rues, dans les cafés, sur les lacs et sur les étangs. Parfois aussi dans d’étranges endroits comme les galeries commerciales.
Hier soir j’ai pris un peu d’avance, j’ai ouvert une bouteille de Sarabande du domaine Les grandes Costes – à deux encablures du terroir du Pic Saint Loup, cela fleurait bon les fruits rouge sans être trop alcooleux. Bon d’accord, cela titre quand même à 14° mais c’est tellement franc et net en bouche que c’est un délice. Un délice dense.

Rue Saint-Gilles, Paris, juin 2009
— Walt, il est temps de reprendre les rênes de ta vie… (…) J’ai un plan de rédemption pour toi en quatre points.
(…)
— ta vie est un gâchis, ta maison est un vrai foutoir, et tu es dans un état pitoyable. Il est grand temps que tu penses à faire un peu de ménage (…) Il n’est pas question de temps, d’énergie ou d’argent. Il est question d’envie.
— Le point deux, c’est quoi ?
— On te remet en forme.
(…)
— Te trouver une femme est le troisième point.
(…)
— Et le point quatre, c’est quoi ?
— La spiritualité, mais il se peut qu’il faille quelqu’un’un d’autre pour t’amener là.
Extrait d’un merveilleux roman que j’ai dévoré et adoré : Little Bird de Craig Johnson aux Editions Gallmeister (2009). L’histoire d’un shérif un peu âgé qui aimerait qu’on lui fiche la paix. Mais la vie est têtue, elle remet souvent le couvert !
Jeudi en fin de journée, ballet de petits hommes (et femmes) en jaune ou orange très affairés, debout ou perchés ou encore allongés pour bâtir un jardin parisien qui ne laissera pas de traces, un jardin nomade sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
Notre Dame et l’Hôtel de Ville à travers un écrin de verdure c’est bien, bien chouette. Et je trouverai merveille que l’éphémère soit durable ! Cela change la physionomie et l’ambiance du parvis. Un délice.
Et c’est gratuit ! A la différence de l’expo sans doute très intéressante “Jardins Jardin” du jardin des Tuileries début juin, mais 11 €, cela a refroidi mes ardeurs bucoliques !
Découverte en images des préparatifs de Jardins de demain.
- Mur végétal en kit
- Vous en prendrez bien un rouleau ?
- Women in yellow
- Jaune + jaune = jaune !
- Jeté d’herbes
- Le repos du jardinier
- Alvéoles pour abeilles géantes
- Chacun ses LEGO
- Un petit coup de vert
- Quand deux mondes se rencontrent
- Notre Dame dans son écrin vert
12 000 vivaces, bisannuelles, graminées, couvre sols…livrées par les serres de Rungis ont été plantées cette semaine sur les 3200 m2 du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris pour créer 11 jardinets éphémères et témoigner de la (bio) diversité.
L’occasion pour la Mairie d’expliquer comment elle travaille et de présenter au public la nouvelle signalétique sur la gestion des espaces verts. Au programme de nombreuses animations et des rencontres avec les pouce-verts de la capitale.
Au jardin d’Eole aujourd’hui… des dizaines de questions posées aux promeneurs sur des ardoises ou brodées au fil rouge sur de grands draps blancs. L’une d’elles me semble particulièrement importante :

Plus loin, les moineaux goutaient leur vie en toute simplicité, sans question existentielle. Ils avaient chauds, les humains aussi mais c’était moins visible !
- Sortie de bain
- Feuilles de menthe
- Baignoire naturelle
- Partie de tennis
- Petit poucet

Non loin des loups d’Olivier Estoppey, la fontaine du palais royal prend progressivement en glace dans un décor en trois dimensions somptueux. Sur la surface gelée, les pigeons qui ont fondamentalement gardé leur âme d’enfant rédécouvrent, entre deux gorgées d’eau glacée, les délices du patinage et de la glissade.

Rencontre avec une meute de treize loups en béton qui tangentent la fontaine du palais royal. Ils sont absolument saisissants tant on a l’impression de les voir courir dans cette allure si caractéristique des loups dans la neige. La peur n’est pas de mise, ce sont des fauves, certes, mais ils dégagent une telle puissance et un tel sentiment de vitesse que cela émerveille
L’exposition temporaire d’Olivier Estoppey est gratuite, ouverte à tous dans la limite des horaires du parc, c’est jusqu’au 20 janvier prochain, et cela en vaut la peine si vous venez à Paris. Et cliquez sur le lien Olivier Estoppey pour voir une vidéo passionnante de l’auteur.

Mille raies, métro Sentier, Paris.
C’est bien connu les bouches du métro sont propices aux événements importnants : grandes déclarations, premiers baisers, frisson du départ, séparation, etc. Je connais une très jolie histoire qui a commencé en haut des escaliers du métro Gaité. Un joli début, non ?





















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