Le lac qui se prend pour la mer

Lac du Bas Saint Laurnet, Québec, octobre 2008
Lac du Bas Saint Laurent, Québec, octobre 2008

Le lac est un personnage à part entière, miroir de projection intime, c’est sûr, surface de réflection du ciel, absolument certain, mais aussi témoin du présent immédiat. Impossible d’être au passé ou au futur près d’un lac, seul le présent compte, changeant, fluctuant. La lumière est à saisir dans l’instant même, la lumière, le nuage noir, le nuage rose, les huards.

Ce jour là, le vent du Nord faisait assez violemment son oeuvre et le lac s’est mis à mugir, à gronder comme la mer lointaine, à écumer, à briser ses vagues sur le front de sable et de galets. En guise de frontière des éléments, non pas les familières algues brunes, mais les feuilles rouges des érables et des chênes de la montagne.

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3 réflexions sur “Le lac qui se prend pour la mer

  1. Oui voilà les couleur du Nord, bientôt ce sera noir et blanc. Même même quand il se fache, il y a une tendresse féminine dans ce lac.

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