Le parisien dans le texte

Ils marchent lentement, absorbés par leur conversation. Le dos légèrement vouté, les cheveux grisonnants, leur regard oscille entre le goudron et leur vis à vis. Leur lenteur m’amuse. Tout à coup l’un dit : « c’est une gravure ». Et l’autre lui répond : c’est une cuvette plutôt ». Là c’est moi qui ralentis me demandant si mes oreilles sont branchées sur le bon canal. Et le premier de reprendre : c’est bien ce que je te dis, c’est une gravure mais ce n’est pas une gravure ». Ils marquent tous les deux un arrêt d’une fraction de seconde. Dodelinent du chef. Ils se sont compris, c’est sûr, ils peuvent poursuivre leur route.

Avec ma copine j’éclate de rire, et je lui dis : « je savais que pour survivre à Paris il fallait être conceptuel, mais là cela dépasse mes aptitudes !  » Nous reviennent en mémoire des bribes de conversation surprises hors de leur contexte qui sonnent parfois bien étranges. Tout près de chez moi, Ben a écrit sur un grand tableau noir « il faut se méfier des mots !  » Je crois qu’il a bien raison…

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