Mes seuls dieux

Dans ce recueil de huit nouvelles, Anjana Appachana, auteure indienne qui vit en Arizona, dresse un tableau sans complaisance de la société indienne, des troubles relations mères-filles, de la condition de la femme en Inde, des multiples liens invisibles qui entravent même les plus indépendantes. Les hommes sont gentiment écornés au passage : indolents, religieux absorbés par leurs incessantes pujas, égoïstes, profiteurs, roublards…

Huit nouvelles, écrites avec huit narrateurs différents qui se déroulent principalement entre Delhi et Bangalore, et qui dressent des portraits d’humains traversés par des sentiments parfois contradictoires, le tout sur fond de nourriture indienne omni présente. Entre la terreur d’une fillette qui redoute que son père ne soit transformé en curry et les gulab jamun offerts à une jeune femme un peu palote, ou les pakoras grignotés incidemment en discutant.

extrait :

« pour finir, on a décidé de consulter l’astrologue avant d’aller chez le gynécologue »

« Elle ferait semblant d’avoir une crise cardiaque (…). Elle téléphonerait à sa fille pour dire, je veux te voir avant de mourir, alors sa fille rentrerait à la maison, oui, elle rentrerait à la maison, et elle laisserait repousser ses cheveux. »

Anjana Appachana, Mes seuls dieux,  Zulma 2010.

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3 réflexions sur “Mes seuls dieux

  1. L’enjeu de l’Inde aujourd’hui est de gérer ses tensions entre tradition et modernité. Ils ont à inventer une société nouvelle et son histoire laisse penser qu’ils pourraient y arriver.

    Un nouveau modèle, un espoir pour la planète.

  2. Eva, ah les mères, vaste sujet de discussion entre filles, à la recherche d’un équilibre impossible. Les garçons ont souvent bien du mal à comprendre cette étrange relation des filles à leur mère. A supposer que les filles y comprennent elles même quelque chose !

    Fred le Zèbre, L’Inde a ce talent incroyable de savoir faire tenir ensemble des contraires insolubles pour nous. mais la relation mère fille que je lis dans les romans n’a rien à envier à la notre. La relation avec les pères m’a l’air plus différente en revanche.

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