L’oeuvre qui sourd

L’oeuvre singulière sourd au fond de soi
chaos putride essentiel
il suffit d’un geste juste
d’un mot qui ricoche au-dedans
pour la délier

Attraper le fil et conduire l’œuvre hors de soi
lui donner naissance à la lumière
et la regarder palpiter dans l’intime de l’autre

Une trame soigneusement tendue
des fils de chair choisis et assemblés
un à un
et de l’un à l’autre
l’un devient devient multiple sur le métier

L’oeuvre, fleur de lotus magnifique
issue de la nuit noire de l’âme
de sa fange surgit en majesté :
advient ce qui a déjà été

Déchirer l’obscurité, le voile du routoir
tracer d’une main des mots définitifs :
fleur éphémère de l’un, lumineux et vibrant,
comme un éclair qui illumine le ciel de la linerie.

Une souris verte courait sur le mur rongé.

Publicités

3 réflexions sur “L’oeuvre qui sourd

  1. Merci Laure, ces textes autour du lin sont aussi toute une aventure créative à deux dont je reparlerai. Image à l’appui. Quant aux lutins, je suis certaine que tu en as déjà rencontré tout plein dans tes différents lieux de vie 🙂

  2. Bonjour Tanakia, ravie de te découvrir….Il me faudrait ton adresse pour te faire suivre le livre « A coeur et à Kriss »….

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s