Pile de lecture

Un feu de cheminée, des coussins confortables, une théière, des chats, d’autres lecteurs, le vent qui souffle comme un fou dehors à arracher les feuilles et hop c’est le nirvana de lecture. Plus paisible que le vent mais les feuilles tremblent, toutes ces pages blanches transformées en histoire qui se révèlent une à une.

La semaine de Noël a été très ventée, et donc très propice à la lecture éclectique et gourmande :

Les poètes morts n’écrivent pas de roman policier, Björn Larsson (2012). Un roman suédois qui joue avec les codes du policier et de l’écriture. De très belles lignes sur la création littéraire, et une enquête manée par un policier poète…

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La sagesse de l’espion, Alain Chouet (2010). Une collection fétiche d’un tout petit éditeur. Un livre qui se lit d’une traite et qui éclaire sous un jour neuf (pour moi) le métier d’agent secret et les ficelles de la manipulation. Très bien écrit, vif, incisif, d’un style proche de l’oral.

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Betty, Arnaldur Indridason (2011). Un roman suédois sans l’inspecteur Erlendur.  Un roman noir, bref, intense sur fond d’amour fou et de manipulation non moins folle. Jamais je ne me suis autant sentie souris de chez souris entre les pattes de l’auteur. Diabolique.

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Intermittence, Andrea Camilleri (2011). Un roman italien sans le fameux inspecteur Montalbano. Un soi disant thriller économique, fade. L’univers des grandes entreprises et de leurs magouilles  tellement caricaturé  que c’en est triste. Une vraie réussite quand même : la manière dont chaque personnage se construit une représentation différente d’un même fait, ou les pièges du mental.

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Grand père avait un éléphant (2005), Vaikom Muhammad Basheer (grand auteur indien et qui écrit en malayam et pas en anglais).  Le livre à offrir à ceux qui ne considèrent pas que l’éducation des filles soit une priorité absolue dans le monde pour que le religion ne devienne pas une prison effroyable. Plaidoyer pour l’éducation, l’hygiène, l’abandon des préjugés de classe ou de caste…

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Des clous dans le cœur, Danielle Tierry (2011). Un roman très dense où se mêlent les histoires ancienens et très récentes. Hasard ? Coïncidence ? Piège ? Si j’en crois Carlos Salem dans Nager sans se mouiller, autant de coïncidences c’est vraiment très, mais alors très louche. Et le commissaire Revel, épuisé, au bout du rouleau réussira-t-il à démêler les fils pour tisser la bonne histoire ? il compte notamment sur l’aide d’un jeune adulte autiste… C’est un très bon page turner.

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La lionne blanche, Henning Mankell (2004). Une enquête du commissaire Wallander qui se passe en Suède, mais curieusement avec des échos ou des résonances ou de malheureuses coïncidences en Afrique du Sud.  Wallander applique les bons préceptes de Carlos Salem (encore lui), face à un problème pense avec ta tête, si cela ne marche pas avec tes mains, et si cela ne marche toujours pas avec tes couilles. Bref totu cela pour dire que ce n’est pas le commissaire qui va résoudre cette drôle d’enquête mais l’homme aux abois sous le costume. Un excellent polar qui éclaire les enjeux politiques de l’Afrique du Sud au moment de la libération de Nelson Mandela. Un grand merci au passeur qui m’a recommandé ce livre 😉

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La Sagesse du Jardinier, Gilles Clément (2004). Décevant, décevant. Le salon des berces est infiniment meilleur et répond mieux à la question de la sagesse du métier que cet opuscule militant et savant.
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La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, Joël Dicker (2012). Un peu comme Les poètes morts… c’est une réflexion sur le processus d’écriture et de création littéraire. C’est un roman aux multiples rebondissements, à croire que l’auteur est rémunéré aux péripéties, à ne surtout pas lire comme un roman policier sous peine de déception terrible. C’est écrit dans une langue simple, fluide, agréable. Et si l’auteur s’était abstenu de faire figurer la mère du narrateur cela aurait été encore meilleur.

 

Bon, avec tout cela je n’ai pas épuisé ma PAL, il me reste encore des polars, et aussi des livres plus austères que je n’avais pas emporté. Ben oui, les vacances c’est les vacances 😉

 

Sur ma table de chevet, deux livres : La métaphore, voie royale de la communication de Gérard Szymanski et Chef de Jaspreeth Singh que je peine à avancer…
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Une réflexion sur “Pile de lecture

  1. Tu avais emmené du prenant.
    Ce Larsson avait écrit, je crois, un autre polar que j’ai adoré, aventures sur un voilier entre Norvège et mer d ‘Ecosse, brouillards denses et hallucinatoires.

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