Libres pâquis

Amitié précieuse éclatée en temps fragmentés
Aucun morceau ne manque
Notre géographie singulière, terra incognita
Nos paysages pas sages traversés de doutes
Ne sont répertoriés par aucun site

Et pourtant notre toile maintient sa partition colorée
Quelques pas, quelques blancs, notre mélodie
Quelques noires, des silences et toujours la vie
La vie circule sur le boulevard des cadences parfaites

Quelques sourires parfumés de pollens au cul des bourdons
Les primevères qui font vivre le vert des gazons
Les crocus comme des soleils miniatures sur les talus
Des nigelles cachés égouttent le lait de l’hiver à l’ombre
Et les narcisses en secret préparent leur miroir doré
Les mots s’égrènent dans le sablier des tasses de café

Nous partageons aujourd’hui les fruits de demain
Pas d’enjeu, pas de poids, nos sacs sont légers
Et les amaryllis peuvent s’y épanouir

Nos souvenirs sont nos fils de trame
Et nous filons la laine de nos mots
La laine qui fera la chaleur de nos cœurs
La beauté du partage touche nos ciels intérieurs
Les rires sèchent les versants de larmes

Un métro vous emporte loin, si loin.

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Celui qui s’est endormi

Un clope à la main

Apaiser ta soif du monde

Les yeux concentrés

 

Salle de classe

Trente paires d’yeux braqués

Les mots prennent corps

 

Boitier noir en main

Voir l’invisible présent

Se glisser dedans

 

Chaleur étouffante

Corps englouti sous les draps

Où es-tu allé ?

 

Soleil éclatant

Un peu de terre jetée

Le cricket s’est tu

 

Lune d’automne

Tu te mêles au silence

Long chemin d’éternité

Brachibruk

06ter
photo de Federico Busonero

La déflagration de ta mort. J’apprends la nouvelle brutale, mon monde intérieur tremble et se recompose en même temps que les émotions débordent. Sidération, stupéfaction, tristesse, consternation, rage. Bain bouillonnant de tout à la fois. Je pense à toi, à la perte, au manque soudainement déclaré souverain et définitif. A toutes les occasions ratées. Je suis rentrée depuis 8 jours, je ne suis pas allée te voir à l’hôpital, je te savais pourtant gravement malade, et je ne pourrai plus jamais te voir dans ce monde-ci. Quelle cruauté.

Je t’ai envoyé des photos que tu ne verras jamais, je m’étais dit que ce serait moins éprouvant des photos que des mots vu ton extrême faiblesse. Mon cinéma intérieur projette le film des souvenirs de toi qui surgissent incroyablement vifs et en vrac, sans respect apparent de la chronologie. Les vacances de Noël avec toi si loin, si proche, tes copains d’alors que je ne comprenais pas. Tu venais souvent seul aux vacances, en contrepoint de ta fratrie. Enfant je ne comprenais pas bien cette solitude qui t’était imposée. Je me souviens de ton visage singulier buriné de flibustier. Tes yeux verts incroyables et ton sourire ensorceleur. Cousin distant, pas très accessible, et en même temps je sentais bien une lueur du même entre nous.

Nous portons tous les deux un prénom mixte, le tien est doublé d’un prénom masculin solide comme le roc. Dans ta famille personne ne s’appelle par son prénom, pour toi comme pour les autres c’est ton surnom qui prévalait. Moi je n’ai jamais pu, je n’aimais pas ce surnom qui sentait le latin de cuisine. Je crois que tu ne m’as jamais appelée par mon prénom non plus.

Tu étais plus libre que moi, bien plus jeune ; nous nous sommes retrouvés plus tard, quand je me suis allégée un peu aussi. Nous nous sommes retrouvés dans l’écriture, la lecture, la photo, l’art, la création. Tu avais une place à part, ambivalente dans la famille, comme si quelque chose de toi gênait un peu. Tu étais hors norme comme le vilain petit canard du conte. Et je ne suis pas sûre que toi, tu l’aies jamais trouvée ta famille de cœur, la famille dans laquelle tu pouvais être qui tu étais, simplement,  sans que quiconque attende autre chose de toi. Et cette solitude- là dans laquelle il me semble que tu as vécu est cabossante. Nous sommes tant des êtres de liens, de liens, et surtout de liens.

De ta vie d’adulte amicale et affective, je ne sais presque rien. Ta vie pour moi est faite de solos de batterie, de virées, de théâtre, de croisières où tu jouais tes spectacles, de retraites solitaires dans le Lubéron, d’after avec ton frère, de tabac et d’alcool. Et de Brachibruk. Tu étais autant Anga le fils du feu que le terrible Brachibruk.

Mercredi soir c’est Brachibruk qui a gagné, il t’a emporté avec lui dans la nuit de son volcan. Le chant des filles du maître du feu n’a pas suffi pour le repousser, ou peut être qu’elles étaient fatiguées de chanter pour toi depuis toutes ces années. Restent les braises de la vie que tu nous lègues. A nous de souffler dessus pour la savourer.

Tu vois, cet été, dans la grande maison de la Drôme où j’ai passé du temps seule – toi tu rentrais à l’hôpital -, j’ai beaucoup pensé à toi, au dénuement volontaire de cette vie en retrait à la campagne, à ces longues journées que tu passais en compagnie de toi et des amandiers et des oliviers. A quoi songeais-tu ? Cet ancrage à la campagne qui permet d’être soi, et de vivre longtemps avec pas grand chose pour autant qu’on a une voiture. Dans le calme et le silence de la nature – silence urbain – on peut rassembler les morceaux de soi, admirer les joyaux et sortir les pommes pourries d’un sac à dos parfois trop plein. Tout seul, avec du temps devant soi, trier dans sa vie redevient possible. Seul, retrouver les ressources enfouies au fond de soi.

Je me souviens d’un déjeuner de famille, tu avais remarqué aussi qu’on nous mettait souvent côte à côte, où nous étions seuls au monde. Nous avons parlé de tout, de nos vies du moment, des livres que nous aimions et de notre famille, longuement. Du théâtre qu’elle était, comme toutes les familles. De l’embarras dans lequel nous étions d’y trouver une place confortable, de l’élitisme, du poids de la réussite, de l’importance des couples, d’avoir des enfants, des ressources limitées, des contraintes. Être en rupture de banc n’est pas très facile dans les familles. Toi et moi avons brisé des règles tacites, c’est jamais simple. Nous avons clopiné chacun notre chemin malgré tout.

Je me souviens aussi de ton expo photo magnifique où j’avais découvert un humour que je ne te connaissais pas. Tu avais l’œil de ceux qui voient au delà des apparences, de ceux qui regardent le monde d’un œil frais et neuf, comme si c’était la première fois. L’œil du débutant bien difficile à conserver dans notre monde. Un rapport sensible et précieux au vivant et à l’émerveillement.

La merveille de ta vie s’arrête à l’équinoxe de cet automne, tu n’avais plus la force de rien, même te réveiller était devenu souffrance. Ton corps n’était plus que souffrance, le sang avait décidé de te quitter. La chatte qui vit encore avec moi est malade du sang elle aussi. En début de mois, le vétérinaire homéopathe m’a dit, vous savez, quand la moelle épinière ne fonctionne plus bien, c’est que la personne est atteinte et fragilisée dans son intime le plus profond. Elle a besoin d’attention, de douceur et de présence pour se reconstruire. Je crois que cela valait pour toi aussi, mais quand tu t’es décidé à te soigner, il était déjà trop tard, bien trop tard. Tu n’avais pas trop envie qu’on vienne te voir à l’hôpital. Alors tu as quitté la scène de la vie à toute vitesse. Le rideau rouge de ton sang est tombé.

J’espère que tu es bien là où tu es, que tu es en paix, que tu as trouvé la légèreté qui ne t’a pas trop accompagnée jusqu’à présent. Je sais aussi que tu es toujours là même si tu es déjà ailleurs. Et je t’entends éclater de rire.

Fondations

La maison est située sur un promontoire rocheux, à 400 m d’altitude, au pays des marnes bleues, juste sous le synclinal de la forêt de Saou, majestueux et contemporain dans sa formation du massif des Pyrénées. Quelque part au-dessus d’elle la chapelle Saint Médard située à 858 mètres d’altitude avec une vue exceptionnelle sur le synclinal et sur la vallée de la Drôme. C’est un des derniers vestiges de la vie monacale présente là au cours du XIIe siècle. Le Monastère n’est plus que ruines éparses. Quant à la Chapelle elle est régulièrement endommagée par la foudre, curieusement. Quelque chose de déréglé là-haut sans doute.

A l’Est de la maison le sol descend vivement jusqu’au lit d’un ruisseau qui ne coule qu’au printemps. Il doit même rugir vu la largeur de son lit défait. Devant la maison, la pente est plus douce grâce à un remblais. J’imagine qu’elle est posée à même le caillou, j’ai découvert que vous aviez fait creuser le sol au Nord de presqu’un mètre pour pouvoir installer des pièces à vivre dont votre chambre. Alors guère de fondations, d’où la patte d’éléphant qui arrime fermement la maison au sol.

La maison est faussement isolée puisqu’elle est à moins de deux cent mètres d’une autre bâtisse plus grande et flanquée de plusieurs bâtiments. De la terrasse Nord, la vue plonge sur la vallée de la Drôme. La nuit on voit les villages allumer leurs lucioles, dans la vallée mais plus loin aussi : le massif central, l’Ardèche et le Rhône au loin à l’ouest, les contreforts du Vercors à l’Est.

Fustier est un imposant bâtiment de pierre, en forme de trapèze. Les anciens savaient que les formes « pures » carrées ou rectangulaires donnent une impression d’enfermement. Aujourd’hui on parle d’ondes de forme et de leurs effets sur les vivants. Parce que tu vois quand tu crées une maison, tu installes une antenne entre ciel et terre, et cette antenne et bien elle capte et elle rayonne ce dont elle est faite et ce qui l’entoure. Tu peux créer des ondes favorables à la vie, ou l’inverse. Cela demande beaucoup d’observation pour comprendre cela, ou alors tu peux faire appel à un géobiologue qui va saisir dans son intime l’esprit du lieu et de la maison, sentir les dissonances, défaire les nœuds et regarder ce qui peut être régulé pour être favorable à la vie.

Comment apprend-on ce qui est favorable à la vie sinon par la vie elle-même ? Quand je suis rentrée à Paris, dans le pied en béton de mon parasol, trois pousses vertes. Une graine de plante qui vit sa vie de graine. S’enraciner, germer et donner naissance coûte que coûte à une plante qui à son tour… Peut-être que la graine aurait rêvé de tomber ailleurs, dans un sol plus propice mais elle pousse là où elle est. Quel poids écrasant tous ces choix à faire. Tous ces choix qui deviennent plus que des choix, des engagements, des exigences ou des responsabilités. Avant une place nous était donnée dans notre communauté. Maintenant les communautés sont dissoutes ou plurielles, et les places ne sont plus vraiment distribuées. Chacun prend et construit la sienne, les siennes, comme il peut, à tâtons, en tentant de rencontrer l’autre, les autres. Parce que c’est dans ces frottements là qu’on peut découvrir qui on est, pas seulement qui on croit être.

Captain

Maison ou chapelle ?

O Captain ! my captain ! C’est ainsi que je vous imagine, installé dans ce vaisseau de pierre que vous avez choisi et transformé. Je ne sais pas comment vous l’avez trouvé, votre fils ne se souvient plus, vous étiez encore marié à ce moment-là, et vous viviez peut-être encore une partie de votre vie en Afrique. Vous avez choisi de vous établir là, au terme d’un long voyage de vie, au pays de fustier. Mot mystérieux pour moi que j’ai appris à découvrir. Une fuste à Fustier ? Le pays des fustes sans construire de fustes pourtant ; du bois oui, vous avez beaucoup mis de bois dans cette maison, vous avez célébré le bois dedans et planté massivement dehors, mais pas du bois à fuste. Vous auriez pu faire le préau en fuste mais non vous avez cédé au maçon local qui vous a enlaidi à souhait votre projet. Qu’importe, un préau se fait et se défait. D’ailleurs ce n’est pas le nom que vous lui aviez donné, vous l’aviez appelé appentis je crois.

Le mot fustier vient de fustem, le bâton en latin, qui signifie le bois, en bois, une pièce de bois, une poutre. Selon wiki il parait pour la première fois dans la chanson de Rolland. Et cela m’amuse de me souvenir que ma première nuit de « camping » c’était au saut de Rolland dans le Puy de Dôme. Une nuit ventée, mieux que du mistral, des rafales à 50 kms/h. Et au matin, les chamois qui nous font le plaisir d’apparaitre, puis les vaches. Du Puy de Dôme à la Drôme il n’y a qu’une lettre qui change, un r qui roule. La Drôme, de dromos en grec ou druma en latin, qui court, le cours d’eau. La Drôme est aussi un affluent de la Vire qui traverse la Manche et le Calvados. Que le monde est singulier, et voici d’un mot la terre de mon enfance reliée à celle de ma séniorité. Une Drôme c’est aussi un terme de marine qui désigne un assemblage flottant de plusieurs pièces de bois, tandis qu’un Drôme (vélodrome) désignait une avenue destinée aux courses

Fuster est devenu avec le temps, travailler le bois, vous l’avez fait sans doute, en construisant vos avions légers de balsa, mais votre élément à vous c’était plutôt le verre, les verres colorés qui s’assemblent et donnent des vitraux. Je m’attendais à trouver dans cette maison une rose des voyages, un vitrail de rose des vents, cela va bien avec l’image que je me fais de vous. Mais point. Vous n’en avez pas laissé. Votre fils a laissé des attrapes-rêves, parce que je doute que ce soient les vôtres. Pas très africains les attrapes rêves. Le premier matin ici, suivant les préceptes amérindiens je les ai mis au soleil de l’est à sécher. J’espère que tous les rêves et les cauchemars sont repartis dans le monde des esprits d’où ils venaient.

Le fustier (ou fûtier) est ensuite devenu la personne qui travaille le bois : charpentier, tonnelier, tourneur, menuisier… Dans le midi de la France, ici, le fustier désignait un charpentier. Dans la maison quand vous l’avez achetée, des tonneaux, beaucoup de tonneaux, traces d’un passé viticole ou d’un métier oublié ? Ici il y eut de la vigne, de la lavande m’a-t-on dit. Et cela plut sans doute à votre formation de chimiste, vous avez distillé ici et fabriqué votre essence de lavande. J’avais regardé avec gourmandise l’alambic et les béchers. Votre fils a laissé les béchers sur l’établi dans le garage, qu’a-t-il fait de l’alambic ? Je pense à vous quand je dose le vinaigre de mes lessives, ou quand je cuisine, un bécher c’est plus chic qu’un verre mesureur ! 250 ml en verre blanc d’une jolie forme triangulaire. La cuisine est parfois laboratoire alchimique.

A qui sont nos ombres ?

Ils ont des maisons sans fenêtre, sans porte ni toit

Des maisons d’eau, de boue, de honte et de peur

Les longs voyages en mer les cristallisent de sel

En de longues nuits ils éprouvent la vie nue

Nuit pesante, nuit épaisse et poisseuse

Ils étreignent l’obscurité de leurs bras émaciés

Ils psalmodient en silence leurs chants et leurs cris

Et pour certains muets et sourds l’aube ne parait jamais

On ne le sait pas, on ne retrouve pas tous les corps

La mer nous apporte les murmures de leurs rêves morts

 

 

La vie s’étire au rythme des marées

Aux lumières du présent nous accueillons certains

Une bouteille d’élixir de vie à la main,

Une combinaison de fantôme dans l’autre

Se dévêtir pour se laver du cauchemar du voyage

Compter les siens et les aurores, nourrir son corps et l’espoir

Le sommeil reprend ses droits, la vie reprend son cours

Les mots si longtemps retenus se tissent pour partager l’histoire

Et nous, que faisons-nous de ces livres de chair que nous feuilletons ?

12 juillet

 

 

Poireau mon amour

Longtemps j’ai tenu le poireau pour insipide et tout juste bon à imiter les algues dans l’assiette à potage. D’un gris vert terne et fatigué sa texture ne me convainquait guère. Et je l’avalais sans plaisir entre cubes de carottes et dés de pomme de terre. Un jour, ma mère prise d’une inspiration subite, et poussée par le jardin qui prodiguait continûment ses poireaux, décida de profiter de ma passion verte pour la salade pour me présenter le poireau cuit comme avatar possible de batavia cuite. Certes je préfère la salade crue à la cuite, mais soit. Du moment que cela ne ressemblait pas de près ou de loin à l’infâme endive cuite, goûtons ! Une fois la surprise passée, tiens cela a plus de goût que dans la soupe. Mm le côté oignon cuit m’a bien plus. Une batavia aux oignons, comme un deux-en-un tiède avec une vinaigrette légère. Et le poireau est rentré dans ma vie.

Il m’a fallu apprendre à le préparer et le laver parce que le fripon a des talents avérés de dissimulateur. Il aime tellement la terre dans laquelle il a poussé qu’il essaie toujours d’en emporter une poignée quel que soit son voyage. D’abord trancher au ras du bulbe sa jolie touffe de cheveux bien drus. Puis trancher les pointes vert de gris du haut des grandes feuilles. Inciser du tiers du bulbe jusqu’en haut pour libérer la terre retenue captive. Certains coupent le poireau en quatre, je trouve que cela fait perdre toute dignité au légume. Le passer ensuite sous l’eau en glissant ses doigts entre les feuilles pour les séparer et être certaine de bien tout laver. Puis plonger les poireaux dans une grande casserole d’eau bouillante salée, un peu comme les spaghettis, les laisser se ramollir et s’enfoncer doucement afin de les enrouler en escargot pour leur dernier sommeil. Laisser cuire à petit bouillons en surveillant la cuisson comme un gâteau. Le pointe du couteau doit s’enfoncer sans peine et ressortir propre.

Pendant des années j’ai mangé le poireau vinaigrette sinon rien. Et puis un soir, dans ma petite cuisine d’étudiante de Boulogne, l’oignon vint à manquer au moment de faire sauter les courgettes pour le repas du soir très tardif. Gargl. Ni ail ni oignons c’est un sacrilège pour la courgette. Une fois notre dépit consommé, ma coloc et moi avons inspecté le frigo et nous sommes tombées sur une botte de poireaux. Échange perplexe de regards. Puisque cela nous fait si bien pleurer quand on les prépare, cela pourrait bien jouer les oignons d’un soir. Et hop, deux poireaux prélevés, taillés en fines rondelles, petits anneaux défaits et disposés dans la passoire blanche. Grande douche avec bain bouillonnant pour bien éliminer la terre. Égouttage rappelant le panier à salade de ma grand-mère (avant l’invention de l’essoreuse…). Et zou jetés dans l’huile d’olives à peinte fumante, sautés au wok. Pluie de filets de poulets découpés en fines lamelles, puis averse de tronçons de courgettes. Un tour de sel, un tour de poivre, de muscade et hop de la poêle à l’assiette. Un parfum de jardin de printemps en plein hiver. Nous nous sommes régalées…

Depuis la recette a évolué, plus de poireaux, moins de courgettes, parfois du chou chinois à la place de la courgette ; le poulet, lui, cuit à part pour rester ultra moelleux ; une cuiller de sauce soja ajoutée en fin de cuisson pour une touche d’exotisme. Et le poireau sauté inventé un soir de disette est devenu un des best of de la cuisine familiale, la « poêlée de poireaux de Boulogne ».

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Ce billet est une réponse au jeu rigolo proposé par Ariane sur son blog : http://bit.ly/187U8Ne