Halloween

La mode en France est passablement tombée. Je me souviens de l’excitation de ma fille et ses cousins pour aller faire la tournée des maisons dans le village de mes parents. Village très ouvert où les habitants jouent le jeu d’une manière étonnante. Je me souviens d’une fin d’après-midi, les enfants avaient frappé à la porte, poliment, et une voix sèche leur avait répondu « Non, non il n’y a personne ». Les enfants surpris, pensant que c’était une blague, avaient insisté et s’étaient entendu répondre d’une voix très en colère « mais puisqu’on vous dit qu’il n’ y a perosnne… » Grosse excitation aussi l’année où la tournée s’est faite avec d’autres enfants anglophones cette fois.

Autant à l’époque toutes les boutiques vibraient à l’unisson ou presque des toiles d’araignées et des citrouilles, autant c’est devenu très, très discret, voire confidentiel. Pourtant je n’ai jamais autant vu qu’hier de personnes, exclusivement de sexe féminin, déguisées en sorcières, en diables, en fantômes, de 3 à 35 ans. Le métro en soirée ressemblait un peu à une soirée de carnaval, c’était très joli. Les personnes costumées arboraient un beau sourire de joie et de fête qui faisait grand plaisir à voir.

Au Québec, la tradition décorative dans les jardins semble beaucoup plus tenace avec parfois des structures gonflables énormes.