la mare aux canards

Cane Colvert, Paris, juin 2009

Trop tard pour les régimes, c’est l’été. Sortez vos maillots de bain, lissez vos belles plumes et plongez. Cela va swinguer dans les jardins, dans les rues, dans les cafés, sur les lacs et sur les étangs. Parfois aussi dans d’étranges endroits comme les galeries commerciales.

Hier soir j’ai pris un peu d’avance, j’ai ouvert une bouteille de Sarabande du domaine Les grandes Costes – à deux encablures du terroir du Pic Saint Loup, cela fleurait bon les fruits rouge sans être trop alcooleux. Bon d’accord, cela titre quand même à 14° mais c’est tellement franc et net en bouche que c’est un délice. Un délice dense.

Le mystérieux panier de Versailles

C’est fou ce qu’on peut faire avec un panier. Les courses, bien sûr — mais je préfère le caddie. Aller ramasser les pommes — ben oui je suis normande et pour ramasser les pommes, cela prend un grand panier en fil de fer tressé. Et ensuite on met le panier sous son nez et on respire à grande goulée de l’air parfumé. Cela sent la pomme, cela sent la douceur, la rondeur, les chatoiement sur la langue, comme autant de promesse de calva au coin du feu. On peut aussi mettre le linge dedans et aller l’étendre dehors pour laisser le vent faire claquer les fibres et repasser les tissus à sa manière. Ensuite on reprend le même panier pour rentrer à la maison le linge sec qui sent bon les parfums de dehors —  ben oui je mets pas d’assouplisseur parce que sentir 24/24 365/365 la lavande  ou les fleurs blanches, cela me tue le plaisir. Alors quand j’attrape un tisheurt dans l’armoire je le sens. Je ne suis même pas passée au stade oral, je suis restée au stade nasal. Je sens mes vêtements, ma nourriture, mes amis… C’est mon cerveau le plus archaïque qui décide ce qui sent bon pour moi. Et c’est parfait.

Les courses, des pommes, du linge, les secrets du petit chaperon rouge, les pelotes de laine, le courrier…Très récemment à Versailles, j’ai découvert un autre usage du panier. Très étrange.

S’installer dans le parc de l’Orangeraie de Madame, contourner l’énorme Prunus violet foncé centenaire plusieurs fois, marcher de merle en merle jusqu’aux ruches. Et là, s’arrêter net. Il est tellement grand le panier que je ne peux même pas mettre la tête par-dessus — oui je sais je suis petite.  Il est tellement grand le panier que je n’arrive même pas à voir le tronc du Tilleul qui est dedans, j’en vois juste les branches. faut être drôlement costaud pour soulever un panier pareil avec un Tilleul en fleurs dedans.  Alors je ne sais pas. Est-ce un effet des législations européennes qui imposent le panier pour protéger les promeneurs des abeilles quand un tilleul en fleur se trouve à proximité ou est-ce ce un panier pour collecter les graines de ce tilleul splendide. Tilleul qui serait en fait un porte-graines renommé. Un étalon d’arbre en quelque sorte.  Je-ne-sais-pas et cela m’intrigue !!!

trois piliers un à un plantés

Etang près de Rambouillet, juin 2009

Des vieux étangs

Des canaux royaux

Partout la main de l’homme

Des grenouilles chantent

Des sons d’eau, d’amour, de vie, de mort

Devenir soi

Rue Saint-Gilles, Paris, juin 2009

— Walt, il est temps de reprendre les rênes de ta vie… (…) J’ai un plan de rédemption pour toi en quatre points.
(…)
— ta vie est un gâchis, ta maison est un vrai foutoir, et tu es dans un état pitoyable. Il est grand temps que tu penses à faire un peu de ménage (…) Il n’est pas question de temps, d’énergie ou d’argent. Il est question d’envie.
— Le point deux, c’est quoi ?
— On te remet en forme.
(…)
— Te trouver une femme est le troisième point.
(…)
— Et le point quatre, c’est quoi ?
— La spiritualité, mais il se peut qu’il faille quelqu’un’un d’autre pour t’amener là.

Extrait d’un merveilleux roman que j’ai dévoré  et adoré : Little Bird de Craig Johnson aux Editions Gallmeister (2009). L’histoire d’un shérif un peu âgé qui aimerait qu’on lui fiche la paix. Mais la vie est têtue, elle remet souvent le couvert !

Jeudi en fin de journée, ballet de petits hommes (et femmes) en jaune ou orange très affairés, debout ou perchés ou encore allongés pour bâtir un jardin parisien qui ne laissera pas de traces, un jardin nomade sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Notre Dame et l’Hôtel de Ville à travers un écrin de verdure c’est bien, bien chouette. Et je trouverai merveille que l’éphémère soit durable ! Cela change la physionomie et l’ambiance du parvis. Un délice.

Et c’est gratuit ! A la différence de l’expo sans doute très intéressante “Jardins Jardin” du jardin des Tuileries début juin, mais 11 €,  cela a refroidi mes ardeurs bucoliques !

Découverte en images des préparatifs de Jardins de demain.

12 000 vivaces, bisannuelles, graminées, couvre sols…livrées par les serres de Rungis ont été plantées cette semaine sur les 3200 m2 du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris pour créer 11 jardinets éphémères et témoigner de la (bio) diversité.

L’occasion pour la Mairie d’expliquer comment elle travaille et de présenter au public la nouvelle signalétique sur la gestion des espaces verts. Au programme de nombreuses animations et des rencontres avec les pouce-verts de la capitale.

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