Le colonialisme nous dit wikipedia, c’est la mise en place d’une administration politique, militaire et économique d’un territoire, dirigée par les représentants du pays colonisateur et imposée à une population locale. C’est ce qui va arriver à Haïti, une aubaine cette catastrophe pour avoir un nouveau pays à asservir. Lisez bien vos médias préférés :

Les haïtiens sont sans foi ni loi, d’abominables pillards. C’est vrai quoi, quand vous mourrez de faim la morale s’oppose à ce que vous alliez fouiller dans les décombres des supermarchés pour trouver de quoi manger. C’est une atteinte intolérable à la morale et à la propriété privée. Et puis c’est mieux dans les journaux de montrer des scènes de pillage que de montrer des scènes où lesHaïtiens sauvent d’autres Haïtiens, parce que les premiers secouristes ce sont les Haïtiens, quand même !!!!

Les Haïtiens n’ont pas d’état, pas de système publique. Sous entendu, ils sont bien trop pauvres pour cela, bien trop archaïques. Ah oui la faute à qui ? Qu’est-ce qui s’est passé après le départ des Duvalier ? C’est vrai qu’ils sont bien trop pauvres parce que pour payer un état il faut des sous et des impôts, il faut que ce soit les Haïtiens qui récoltent le fruit de leur travail. Ce n’est pas ce qui se passe et le FMI est en train de nous préparer le pire. Et quand je pense à qui est à la tête du FMI, j’enrage. Comment un mec comme DSK peut -il cautionner l’horreur qui se prépare ?

Les Haïtiens sont sous développés, pensez-donc ils croient que leur pays est maudit. Une aubaine pour les chevaliers blancs pour débarquer avec forces et fracas, faire un blocus complet autour des villes et villages. pensez donc certains villages n’ont toujours pas vu le bout du nez de qui que ce soit (c’est dans Le Monde), treize jours après le séisme.

Les Haïtiens ont faim, les Haïtiens ont soif. Une vraie chance. Leurs besoins les plus élémentaires ne sont pas assurés. Ils seront malléables et l’opinion publique attendre. Quand je lis dans Le monde d’aujourd’hui « sans abri, les haïtiens reprennent le travail », je frémis encore. Ben oui, la valeur travail prime sur tout le reste. Il ne manquerait plus que cela qu’ils ne travaillent pas. Un pue plus loin « les grand patrons ont appelé à la reprise. Vite ! A vos postes. Les télécoms sont rétablies à 80%, l’essence est revenue.

100 000 blessés et vendredi dernier, aucun américain n’avait encore opéré un haïtien. Que font les américains sur place ??? Vous y croyez cela ? Ce n’est pas moi qui le dit c’est Rony Brauman, l’ancien patron de MSF. Ah alors si les américains n’opéraient pas, est-ce qu’ils s’occupaient de l’économie ?

Les Haïtiens ne sont pas capables de prendre soin d’eux-même ni de leurs enfants. A nous à nous les petits enfants à adopter. C’est vrai quoi c’est bon pour leur santé mentale de les arracher au chaos pour les plonger dans le temps de la consommation. Pauvres enfants. Heureusement que je crois à la résilience. Je leur souhaite de trouver sur leur chemin des personnes assez forte pour permettre à ces enfants de devenir qui ils sont des enfants haïtiens arrachés à leur terre « pour leur bien ». Lisez la pédagogie noire d’Alice Millier si vous n’êtes pas convaincu. Cela donne du Picasso ou du Hitler, c’est une question de rencontres…

Oui moi pauvre parisienne suis impuissante face à ce chaos prévisible, oui je ne peux pas changer le cours du monde. Je peux au moins ne pas être dupe de nos institutions, ne pas cautionner leurs agissements et dire haut et fort à tous ceux que je connais l’horreur que m’inspire le comportement des capitalistes là-vas, écrire aux médias de mon pays… Je ne veux pas me retrouver à dire un jour, je savais et je ne disais rien.

Les Haïtiens n’ont pas besoin qu’on leur envoie l’armée, les gendarmes et toutes ces forces répressive. Ils ont besoin qu’on leur montre comment pêcher pour relancer leur économie, ils ont besoin de micro crédit, de micro entrepreneurs dans leur île, et arrêter d’exporter leur riz des USA, et ne pas acheter les téléphone pyramidaux nord américains, et ne pas laisser les capitaux capitalistes les rendre plus exsangues qu’ils ne le sont…

Bien sur que l’aide humanitaire est nécessaire pour aider les Haïtiens à prendre soin d’eux même, mais c’est uniquement de cela dont il s’agit. Pas de leur laver le cerveau avec notre bonne conscience et pas de les piller « proprement », pas de les exploiter en toute bonne conscience.

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ajout du 27 janvier

bien entendu j’applaudis des deux mains l’envoi de secours, bien entendu c’était vital que les Américains remettent l’aéroport et le port en état pour faciliter les échanges et la circulation des hommes et des produits !

J’en profite pour recomander inconditionnellement le dossier de 8 pages du Monde sur Haïti année zéro

Sur son blog Pierre Rahbi écrit :  » Ne pouvant produire sans épuiser, détruire et polluer, le modèle dominant contient en fait les germes de sa propre destruction et nécessite d’urgence des alternatives fondées sur la dynamique du Vivant « .

C’est tellement vrai !

Petit tour au marché de la place des fêtes ce matin à regarder ce qui provenait des jardins de France, et bien c’est drôlement mince. Parfois des choux, parfois des brocolis, les poires, à coup sûr les pommes de terre ou de l’air, les oignons, les échalotes, le persil, le thym, les carottes, les navets, la mâche, la roquette, les bettes raves ou en feuilles, le céleri rave. Pour le reste, Espagne, Italie, Hollande, Maroc, Afrique du sud, Amérique du sud. Un peu trop de CO2 là dedans à mon goût.

J’ai descendu la montagne de Belleville doucement pas vite, il faisait beau soleil et doux, et ce matin les parisiens marchaient d’un pas tranquille. C’était délicieux et je me sens tellement privilégiée de vivre sur un sol qui ne tremble pas, où je peux boire et manger sereinement.

Le témoignage de l’écrivain Dany Laférière sur le séisme haïtien dans  le Monde est troublant. A lire !

Tous les matins je vois les mêmes visages pales, parfois gris, les mêmes cous cachés sous des cols et des écharpes, les mêmes vestes manteaux et parkas, les mêmes pantalons et jupes, shorts, les mêmes chaussures grises, bleues foncé ou noires et je me demande pourquoi les Français ont renoncé à la couleur dans leur vie.

Qu’est-ce qui fait qu’un peuple entier se pare de grisaille ainsi ?
Les enfants échappent au noir et blanc mais pour quelques années seulement. Et même les pistes de ski sont aujourd’hui envahies de ce camouflage sinistre.
Je chercher le magicien qui trempera ses pinceaux dans l’arc en ciel pour mettre les couleurs de la vie dans nos yeux.

Il neige ce matin sur Paris, lumière blanche et feutrée mais pas le son encore ouaté. Pourvu que cela dure !

Le grippe progresse en France, le mal-être en entreprise aussi. Et si c’était lié ? Les similitudes sont troublantes entre le mode de production intensif de la viande et le mode d’organisation des grandes entreprises. Explications.

Début décembre je suis allée voir La route que j’avais lu cet été. Hier, j’ai regardé un documentaire bouleversant de la télévision suisse romande, un presque remake d’Erin Brokovitch, sauf que cette fois, le produit toxique en question ce n’est plus le chrome  tétravalent, mais le virus A/H1N ou ses avatars. Et la compagnie américaine, Campofrio/Smithfield propriétaire de Justin B*idou entre autres. Merci à Fabrice de Planète sans visa du partage. En cherchant sur la toile, j’ai vu que cette multinational se comportait de la amême manière en Caroline du Nord, en Pologne… Pas rassurant !

Dans les « fermes » Caroll de La Gloria (vous vous souvenez le petit village mexicain où un petit garçon était le premier malade officiel de la grippe porcine), vivent 3 000 mexicains et 100 000 porcs. Oui, oui, vous avez bien lu, entre 90 et 100 000 porcs.

Qu’est-ce qui se passe dans cet élevage où les porcs vivent soit dans des cages si petites que sans doute ils ne peuvent pas se retourner, soit « en stabulation libre » mais avec une telle densité que les mouvements sont aussi réduits ? Ils attendent la mort mais pas très patiemment. Ils sont ultra stressés, ultra malades et ultra dopés aux hormones pour grandir plus vite, ultra nourris aux bons maïs et soja ogm dopés. Sur le sujet, je vous recommande l’excellente vidéo copier-cloner

Dans un élevage extensif, la mortalité – explique cet excellent reportage – c’est 5 à 10% du cheptel soit 500 à 1000 porcs par an. Beaucoup plus que le nombre de porcs que les villageois élèvent dans leur arrière cour mais qu’on accuse d’être des agents toxiques (tiens tiens). Là n’est pas le propos.

Brutalement cela m’a fait penser à un autre univers, celui des grandes entreprises. Heureusement que nous ne sommes pas à 5 à 10% de mortalité chez les salariés de France Télécom (100 000 salariés en France).

Que se passe-t-il dans ces grandes entreprises ? On regroupe les salariés dans des bureaux de plus en plus grand, ce ne sont pas encore des boxes ni des cages mais c’est déjà de la promiscuité si chère aux élevages intensifs. Et c’est encore plus souvent accompagné de dépersonnalisation : un caisson pour ses affaires, pas un papier qui traine, pas une photo perso. Rien qui vous permette d’avoir une attache, rien.

Des bureaux tous pareils, pour des gens tous pareils. La prestation doit être homogène, uniforme, standard. En théorie, en idéologie. Sus à la diversité !

On prône la mobilité, c’est vrai c’est bien de casser les liens interpersonnels, de déraciner les gens, de leur faire vivre des changements de plus en plus rapides tant et si bien qu’ils n’ont même plus le temps de vivre les transitions dans des conditions satisfaisantes pour pouvoir tourner les pages de leur vie sereinement.

Alors quoi les salariés sont stressés, comme les cochons de la Gloria qui se battent et se tuent parfois, fous qu’ils sont devenus dans cet environnement qui nie toute forme de vie. La Gloria est une usine de production de viande, pas un site d’élevage de porcs. En sommes nous si loin dans nos boites (pas mal l’image que cela véhicule, non ?). Les salariés sont stressés, les open space les rendent malades, le bruit les épuise, la promiscuité les fait tomber encore plus souvent malades, et que dire des conditions de transport urbain. Mais qui mesure cela ???? Vous savez bien, ce n’est que résistance au changement.

Et comme il faut que les entreprises innovent pour sur-vivre, alors  on réinvente des formes de collectif, on recrée de la diversité le temps d’une séance de créativité, parce que c’est dans le divergence que naissent les idées, pas dans le clonage et la reproduction intellectuelle ! C’est quoi la cohérence ? Demander soudain des idées à des personnes à qui le système demande en permanence de l’exécution, juste de l’exécution. Comme s’il y avait des jours où on a le droit et le devoir d’utiliser ses neurones, et d’autres non. Malheureusement les nouvelles connexions neuronales ne se créent pas en claquant des doigts, surtout dans un univers aseptisé, standardisé, uniformisé. C’est tout le contraire qui est nécessaire.

L’absurdité totale là-dedans c’est que l’on sait que ce système n’est pas viable. Même dans les centre d’appels ils ont compris, chiffres à l’appui que la productivité n’est pas augmentable à l’envi, que passé un certain stade, les salariés deviennent contre-productifs. C’est pareil pour les travailleurs du savoir !

Le vivant se développe harmonieusement dans un système ouvert, traversé par des flux différents, des rythmes différents. Pas dans un système standardisé, uniformisé, pas avec une idéologie où l’un peut dominer l’autre.  Je reboucle sur La route parce que finalement c’est une métaphore de notre monde. Certains armés, forts parce qu’en bande, tentent d’asservir tout le vivant qu’ils trouvent, hommes compris, parce que leur survie vaut plus que tout. Les seuls qui résistent ce sont des familles, ou des morceaux de famille, les liens du coeur sont plus forts que les liens des fusils.

Quoi d’autre encore comme similitude ? Le sort fait aux anciens, aux « ermites de la forêt » comme les appellent les Hindous ! On sait par exemple que les bancs de poissons, les clans de mammifères établissent des « cartes » géographiques du monde dans lequel ils vivent, qu’ils se transmettent de clan à clan des savoirs, de pêche notamment. Allez lire Moukmouk si vous en voulez plus.  La destruction massive des bancs de poisson et des anciens met en péril les générations futures qui doivent réinventer tout. En élevage intensif, les jeunes animaux n’ont aucun modèle parental de sociabilisation. Ils passent du monde de l’enfance au monde adulte sans transition. Pareil en entreprise, les anciens ne sont plus là pour éclairer la route, rappeler les éléments forts de la culture, donner du sens et du relief à ce qui surgit, tisser l’histoire de l’entreprise. Alors on a inventé le story telling… Tout est comme cela, c’est à désespérer.

Nous ne sommes pas propriétaires de la vie de ce qui nous entoure, ni de nos vies, nous sommes simplement traversés par un souffle qui commence , nous traverse, et nous quitte. C’est la loi du vivant.

Oui, je suis en colère.

La neige s’est arrêtée, pour l’instant.

Bon, j’ai franchi le pas, je me suis lancée dans le programme en 8 semaines de méditation de Jon Kabat-zinn. Quelques surprises périphériques.

En France ce programme côte 400 euros, en Belgique 200 euros, aux US 450$. J’avoue qu’un tel écart de prix me liasse très perplexe. Et je regrette de n’être pas belge pour une fois. Je ne suis pas allée voir les tarifs allemands, suisse et anglais mais je vais aller voir. Au Canada, le programme est dispensé gratuitement ou à un coût nominal au Centre de santé communautaire du Centre-ville à Ottawa, à l’Hôpital de Toronto et dans plusieurs autres localités en Ontario et au Québec.

Deuxième surprise : les médiations guidées sont vendues sur CD aux USA. En France il semble que cela fasse partie du prix de la session. Avec de ce fait des modulations dans l’accompagnement, et une méditation peut finalement s’avérer très différente selon la manière dont elle est guidée.

Comme le CD de mon enseignante ne me convainc pas pour plusieurs raisons, je suis allée surfer sur le net pour chercher des alternatives. Alors autant vous en faire profiter.

en français

* site francophone  sur la pleine conscience avec des enregistrements de  Pierre Philippot,Beatrice Weber Rouget, Guido Bondolfi, Luccio Bizzini, Lusmila Myers Arrazola

* site de Anne Soulet, praticienne nîmoise où vous trouverez  le body scan de 45 minutes, la méditation assise et le yoga.

en anglais

* par Jon Kabat-zinn lui même (le site est un peu étrange, il pousse à acheter un téléchargement en mode rapide et accéléré mais en choisissant le mode « free user » étant patient au bout d’une ou deux minutes, chaque ficher est téléchargeable gratuitement, la méditation du lac et le body scan sont OK)

* le site de l’UC de San Diego est très complet, toutes les longueurs de méditation et de  taille des fichiers sont annoncées.

* idem pour le Student health center, deux voix : un homme, une femme

* le site très complet aussi du Mindfulness  Practice center avec toutes les méditations guidées, et d’autres hors mbsr

* le site de l’association canadienne pour la santé mentale

* le site de l’Insight meditation center

* les versions payantes

* les enregistrements de Myra Weiss, trois en tout., mais c’est payant

* la méditation mindfulness sur Google par Jon Kabat Zin lui même

Et pour les adeptes des méditations silencieuses, un minuteur avec cloches bien précieux :

en mp3 de 5 minutes à 60 minutes

ou en ligne en choisissant son carillon

et pour une chouette bibliographie et webrol

* le site de l’hôpital Thomas Jefferson

//

Fabrice Nicolino est journaliste, il écrit des livres, des polars, des enquêtes. Il a écrit Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard) et, comme il le dit lui même, il récidive avec un livre sans concession qui s’appelle Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde (LLL).

Oui nous avons besoin de protéines, oui nous avons besoin de manger de la viande, sans doute pas autant (nous tuons plus d’un milliard d’animaux en France tous les ans pour nous nourrir) et surtout sans doute pas en traitant les animaux comme on le fait. Par quel mystère les animaux sont-ils devenus des choses ?

Ma fille me disait ce midi que les vaches qui ont un  nom produisent plus de lait que celles qui n’en ont pas. De là à ce que les élevages en batterie se mettent à les nommer en plus de les numéroter, il n’ y a qu’un pas. Mais cela ne changera rien. Celles qui ont un nom et plus de lait, c’est celles qui ont une relation avec les humains qui les élèvent, une relation de vivant à vivant.

Si vous voulez entendre ce que Fabrice Nicolino a à dire, voyez ses vidéos

Si vous voulez aller sur son blog Planète sans visa, il a sorti récemment un papier sur les nécros-carburants qui est très bien aussi.

Je me souviens d’un sujet de philo de ma jeunesse, le degré de civilisation d’une société se juge-t-il à la manière dont elle traite ses morts ? j’avais répondu oui, je réponds toujours oui à la façon dont elle traite ses morts, mais j’ajoute aussi dont elle traite ses vieux et ses animaux.

Une société malade de ses liens avec le vivant, voilà ce que notre monde m’inspire. L’argent a dépersonnalisé, chosifié tant de choses : les animaux, la santé, les services de voisinage, etc ; l’argent a progressivement effacé les liens interdépendance nous laissant croire que nous avions tous les pouvoirs, donc tous les droits.

Nous avons tous le pouvoir de faire un pas de côté et d’essayer, chaque fois que nous pouvons, de remettre les choses en perspective. De voir le bœuf derrière le steak, et tous les humains nécessaires ; de voir l’arbre derrière le meuble, et toutes les étapes de sa transformation. Argent ou pas, nous sommes profondément interdépendants, à chaque instant.

Je relaie rarement une pétition, mais là franchement, il y a urgence.

Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a lancé lundi 21 septembre 2009 la Semaine du Climat et une pétition mondiale pour faire pression sur les chefs d’État, afin de faire débloquer les négociations pour la nouvelle convention contre les changements climatiques.

C’est Moukmouk qui relaie l’information de Constance Il dit à juste titre que :

 » l’important, dans une pétition, c’est ce qu’on en fait. Et là, grâce à l’appui de l’immense machine onusienne, on peut être certain que celle-ci sera transmise aux chefs d’État.

Elle ne sera peut-être pas déterminante dans le cours de la politique climatique mondiale. Mais s’il y a 250 ou 300 millions de signatures, ça devrait quand même faire réfléchir les décideurs. Et puis, au moins, cette pétition permettra de prendre le pouls de l’humanité…

Pour signer la pétition (pour l’heure le site n’est qu’en anglais): www.sealthedeal2009.org

En plus, si vous avez un blogue, je vous invite à relayer l’information à vos lecteurs. »

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire le billet sur Planète info mais surtout, signez et faites signer !

Oui, cela ressemble à un koan. Moins dérangeant peut être que le fameux « quel est le bruit d’une seule main qui applaudit ? ». Mais assez perturbant quand même.  Le cerveau, c’est clair, je sais où il est, mais l’esprit ?

Ce matin j’ai regardé  une conférence et une méditation guidée de Jon Kabat-Zin sur you tube. Bien faite, simple, accessible et plaisante, mais évidemment en anglais. Je vous la recommande pour une brève introduction à la méditation. Ce médecin a une particularité importante, il fait partie de ceux qui ont introduit aux Etats-unis la méditation dans les programmes de soins aux malades sévères. Il a beaucoup travaillé sur les interactions corps-esprit dans les processus de guérison, avec des applications cliniques différentes de la méditation de pleine conscience pour des personnes atteintes de maladies chroniques ou avec des désordres issus d’un stress excessif.

A quand les méditations en entreprise pour augmenter le système immunitaire et la pleine conscience ? Augmenter l’écoute et la qualité des échanges ?  Ce serait sans doute au moins aussi efficace (et plus gratifiant à long terme) que de respecter la distance de sécurité de 2 mètres avec ses collègues (chouette on va supprimer les réunions), de ne plus leur faire la bise, d’aller se laver les mains dès qu’on a été en contact avec un « danger » quelconque… pour ne pas attraper la grippe !

Jon Kabat-Zin termine son intervention par un très beau poème Love after love de Derek Walcott :

The time will come
when, with elation
you will greet yourself arriving
at your own door, in your own mirror
and each will smile at the other’s welcome,

and say, sit here. Eat.
You will love again the stranger who was your self.
Give wine. Give bread. Give back your heart
to itself, to the stranger who has loved you

all your life, whom you ignored
for another, who knows you by heart.
Take down the love letters from the bookshelf,

the photographs, the desperate notes,
peel your own image from the mirror.
Sit. Feast on your life.

Bon dimanche !

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